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Nouvelles

 

Maintes fois souhaitées par d’éminents professeurs, l’entrée en vigueur imminente d’une haute autorité scientifique autonome semble désormais réelle en Algérie.

Le gouvernement a enfin donné son feu vert pour la mise en place de l’Académie des sciences et de la technologie. C’est ce qu’a annoncé, hier à Alger, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki. «Nous nous réjouissons aujourd’hui de l’accord du gouvernement pour la mise en place de l’Académie des sciences et de la technologie, espace autonome et de haute compétence, qui servira de pont avec les autres académies du monde», a-t-il déclaré à l’occasion de l’ouverture des travaux de la Conférence nationale des universités.

Selon le ministre, cette académie, qui comptera de 200 membres, «contribuera, en tant qu’autorité scientifique suprême du pays, au développement des sciences et de leurs applications et conseillera les autorités publiques dans ce domaine».

M. Mebarki a fait savoir que le statut proposé au gouvernement «prévoit, de prime abord, la constitution d’un noyau fondateur composé d’une cinquantaine d’académiciens». Il a dans ce sens indiqué que le comité de suivi «a déjà proposé au gouvernement un statut de l’Académie et une démarche pour sa mise en place». «Je peux vous assurer que tout sera fait avec un maximum de rigueur et de transparence, dès que le statut sera fixé par décret présidentiel», a-t-il assuré.

Quant aux critères d’accès à cette académie, ils sont fixés, selon le ministre, par des membres des académies reconnues mondialement, à l’exemple de celles de la Suède, de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

Ces critères, a-t-il fait remarquer, concernent les domaines des mathématiques, de la physique, de la chimie, de l’informatique, des sciences de l’ingénieur, des sciences médicales, des sciences de la nature et de la vie et des sciences de la terre et de l’univers. Il n’est pas sans rappeler que le projet de création d’une telle académie en Algérie remonte à plusieurs années. L’Algérie et la France avaient déjà scellé, en septembre dernier, leur coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et technologique.

Les deux parties s’étaient engagées, dans un document, pour des mesures à entreprendre en partenariat avec les académies françaises pour la finalisation du processus de création de la future académie des sciences et des technologies d’Algérie.

Depuis, une réflexion a été engagée pour la création de cette entité qui servira d’interface entre les académies étrangères et l’autorité décisionnelle concernant l’activité scientifique et technologique de façon générale. Il n’est pas sans savoir que l’académie se consacre aux développements des sciences et conseille les gouvernements dans ce domaine.
Du coup, la création d’une telle autorité en Algérie est plus que vitale pour le dynamisme économique du pays.

Rabah Beldjenna

El Watan



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