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Nouvelles

Dans cet entretien, l’expert du bureau d’audit Ernst and Young présente les innovations technologiques qui vont bouleverser le marché mondial des TIC d’ici à 2015. Il expose de manière didactique les gains que procurent les TIC à l’économie et souligne que le potentiel de croissance de ce secteur est plus important en Algérie qu’en France.

Liberté : Quelles sont de manière succincte les grandes tendances en matière d’innovations technologiques sur le marché mondial des TIC à l’horizon 2015 ?

Philippe Ausseur : Permettez-moi tout d’abord de fixer l’importance de ce marché en illustrant par un chiffre : les industries des TIC et leurs marchés représenteront à l’échelle mondiale plus de 2 500 milliards d’euros à l’horizon 2015. Il s’agit donc d’un marché considérable, moteur de changements profonds.
À l’horizon 2015, le marché des TIC s’inscrira probablement dans un contexte de nouvelles infrastructures plus performantes et l’accélération du développement et du déploiement de nouvelles technologies. Concernant les infrastructures, on peut notamment citer :
- des composants électroniques de petite taille supportant des capacités de calcul plus importantes ;
- une connectivité internet très haut débit continue et nomade, bénéficiant des développements des technologies électroniques de base (nano, opto, etc.) ;
- des réseaux tout IP permettant de réduire les coûts et offrant des performances accrues ;
- une plus grande efficacité énergétique des composants, systèmes et réseaux, permettant un développement optimisant les consommations de ressources ;
- une informatique de plus en plus ouverte et de plus en plus en cloud. L’avènement du mode “nuage” constitue d’ailleurs la principale “révolution” depuis le développement d’Internet ;
- une proximité très forte avec les métiers à mesure que les TIC deviennent de plus en plus critiques dans leur fonctionnement.
L’innovation s’inscrira dans un contexte de convergence numérique et d’explosion des usages des contenus et des services numériques via des accès internet et des terminaux multiples. En matière de simulation, de formation, d’e-business, la réalité augmentée va amener un essor considérable de ces services et de nouvelles façons de concevoir, produire, vendre et diffuser.

Comment voyez-vous les stratégies et les systèmes d’information qui seront développés d’ici à cette échéance sur le marché des technologies de l’information et de la communication ?
On peut esquisser quelques grandes tendances à l’horizon 2015. Tout d’abord, il semble clair que ce secteur se focalisera sur des efforts d’industrialisation et de standardisation pour répondre à la pression des clients. Il est important que ces technologies soient les plus standardisées et modulaires possibles, à l’instar de ce qui se fait dans les autres industries. Cette intégration de systèmes sophistiqués et de plus en plus complexes nécessitera aussi d’importantes capacités à modéliser cette complexité et à la gérer.
Mais ceci ne suffira pas. En effet, tous ces terminaux, machines et objets devront se connecter à internet pour aller chercher ou échanger des informations. Il faut donc pouvoir s’appuyer sur des infrastructures télécom/IT dans le réseau internet et/ou des opérateurs. L’intégration des nouvelles technologies dans les produits et services n’est donc possible que si cette infrastructure est utilisable à des coûts non prohibitifs. Elle requiert aussi d’être déployable à grande échelle, ce qui suppose une bonne gestion des masses de données considérables récoltées dans les systèmes d’information et une prise en compte des données dans les processus de décision. Ceci aura bien entendu un impact sur les profils et les compétences des concepteurs et développeurs qui seront demain autant des architectes/bâtisseurs que des urbanistes des systèmes d’information. C’est pourquoi la formation est critique pour le développement des TIC.
Enfin, l’utilisateur doit être au cœur de cette innovation. Il doit être capable d’utiliser les nouveaux produits et services, sans forcément maîtriser l’ensemble des technologies. Les innovations devront donc amener des solutions intuitives centrées sur les usages plus que sur les technologies.

Que suggérez-vous pour que l’Algérie introduise de façon rapide les innovations en matière de technologies de l'information et de la communication ?
Rappelons tout d’abord que les TIC jouent un rôle majeur dans le développement des économies en assurant une plus grande disponibilité de l’information et en favorisant les échanges. L’impact des TIC va donc bien au-delà du secteur informatique et technologique lui-même avec une contribution forte à la productivité de tous les autres secteurs, en offrant des outils d’échange, de simulation et de stockage de l’information. Les bénéfices des TIC se retrouvent ainsi dans tous les pans de l’économie, du transport (gestion des trajets et des itinéraires), à l’architecture (conception et simulation en 3D) en passant par le commerce (gestion des stocks en temps réel), l’énergie (réseau électrique intelligent) ou la santé (suivi des patients, télémédecine). Pour l’État lui-même et les services publics, les gains sont également très importants grâce à la dématérialisation et la mise en réseau (internet). Pour un pays, les TIC sont donc une priorité et elles doivent être soutenues et promues. Elles ont un impact direct sur la croissance. Il est démontré que l’utilisation efficace des produits et services TIC est un véritable accélérateur de compétitivité. De nombreux rapports (FIEEC, Syntec Informatique, AFDEL…) convergent pour démontrer qu’une économie comme la France bien irriguée par les TIC peut générer 1% au moins de croissance supplémentaire du PIB et plus de 500 000 emplois créés ou sauvegardés. Pour une économie comme l’Algérie, on peut raisonnablement penser que ces chiffres peuvent être doublés. C’est donc un véritable investissement capable de générer des retours importants et rapides. Il me semble donc indispensable que l’Algérie favorise les innovations en matière de TIC. Elle doit pour cela engager une politique globale et incitative en jouant sur l’ensemble des leviers à sa disposition : formation, incitations fiscales et économiques, soutien et animation de la filière.
Mais soyons clairs : ceci ne peut pas se faire en autarcie sans acceptation d’investissements et d’échanges avec les leaders étrangers.
C’est en permettant et simplifiant l’accès à ces produits et technologies mondialement reconnus et déployés qu’une fertilisation de l’écosystème algérien se réalisera. En la matière et peut-être plus qu’ailleurs, le repli sur soi est contre-productif. Seule l’ouverture, la coopération et l’esprit d’entreprendre permettront l’émergence de TIC fortes en Algérie y compris à terme d’une filière nationale. Car le pays peut s’appuyer sur des talents et un marché prometteurs qui permettent l’émergence d’une génération “d’e-entrepreneurs” algériens.

 

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